Bruxelles à la maison-J4


Culture et démocratie

Jeudi 16 avril

Nous sommes toujours chez nous et poursuivons notre séjour de projet "Imagine Bruxelles" en ce 4ème jour.

Aujourd’hui les élèves vont découvrir l’européanité de Bruxelles à travers sa culture, ses images, ses symboles et ses particularismes.
Une éducation différente à l’Europe, à la démocratie et à la citoyenneté internationale.
Le groupe se prépare pour partir sur la place des Palais au musée BelVue, au parc mini-Europe et à l’Atomium pour une visite combinée dans le quartier du Heysel.

Bruxelles, un centre de culture

Le musée BELvue de Bruxelles est l’actuel musée de la Belgique et son histoire. Il est situé au sein de l’hôtel Bellevue, dans le prolongement du palais royal de Bruxelles, formant le coin entre la place des Palais et la place Royale. L’hôtel et les collections qu’il abrite sont gérés par la Fondation Roi Baudouin.
C’est également par le musée BELvue que l’on a accès aux vestiges de l’ancien palais ducal du Coudenberg qui en occupait l’emplacement.

Les collégiens ont réalisé un travail préparatoire avant la visite du musée dans le cadre du projet Outside au collège sur les reporters de la démocratie en lien avec celle effectuée à Geopolis hier.

Outside-BelVue-Bruxellles

Ils ont réalisé un carnet questionnaire sur la démocratie et les questions d’actualité pour leur projet à partir des éléments du dossier de préparation. Ils visitent le musée et l’exposition temporaire « Libérez les femmes, changez le monde » présentée ces derniers mois au musée et qui traite du féminisme des années 70 en Belgique, de l’égalité dans la famille, à l’école, au travail et dans la loi face aux préjugés et aux violences et des droits des femmes (1970-2020).

Au début des années 1970, les féministes sont dans la rue.
Donnant un nouveau souffle à d’anciennes revendications, elles exigent pour les femmes l’égalité dans la famille, à l’école, au travail et dans la loi. Elles portent aussi un nouveau regard sur le corps, dénoncent les préjugés et les violences et réclament une sexualité épanouie et le droit de maîtriser sa fécondité.
Leur militance est jeune et dynamique : elles écrivent, s’assemblent, manifestent et organisent des actions joyeuses et tapageuses dans l’espoir d’une société solidaire, égalitaire et épanouissante pour tous et toutes.
Aujourd’hui, leurs revendications et leurs analyses restent d’une brûlante actualité. Malgré d’indéniables progrès, beaucoup reste à faire pour une société égalitaire.
Cette exposition est présentée par le Centre d’Archives et de Recherches pour l’Histoire des Femmes.

Le sujet figure dans l’atlas des défenseurs des droits de l’homme et dans le recueil numérique de textes « Figures libres ».La question de l’égalité hommes-femmes est également au programme d’EMC de troisième.

Dans la partie de l’atlas consacrée au séjour à Bruxelles on trouve des sujets en lien avec le projet européen sur la démocratie et les droits qui reprennent les informations utiles pour comprendre l’histoire de la ville, de la Belgique et de l’Europe, lieux de mémoire, d’identité et de citoyenneté.
La métropole bruxelloise est présentée comme un lieu de rencontres et d’échanges, un espace vivant et une nouvelle vision de l’Europe pour préparer une nouvelle culture à travers ses formes d’établissement (arts, cultures urbaines, littérature, musique, espaces festifs, aménagements urbains, sciences, recherche, créativité, médiation culturelle, mise en valeur des espaces publics, initiatives citoyennes....).
Un parcours de ville sur les chemins de l’Europe qui prolonge et complète les expériences déjà vécues avec d’autres élèves à Strasbourg, à Vilnius et à Genève depuis 2016.
Celles qui ont aussi nourri la cohérence du projet et l’inspiration.

Bruxelles : une histoire de neuf siècles au cœur de l’Europe

Répartis en deux groupes, les élèves parcourent les salles thématiques du musée BelVue, enquêtent et réfléchissent sur le rôle des éléments de la géographie et de l’histoire dans le patrimoine culturel et l’identité de la capitale européenne, ses représentations, ses images fondatrices, sa mémoire, sa structure, sa culture, ses pratiques, ses espaces, son identité et ses recompositions, ses initiatives, ses aventures individuelles et collectives, son cadre esthétique, son évocation, sa symbolique et ses projets.
Des lieux, des endroits connus et moins connus qui racontent et donnent à voir Bruxelles, signes de reconnaissance pour ses habitants et de distinction pour la métropole européenne.
Avec une approche thématique et une scénographie moderne et interactive, le musée propose aux élèves des clés pour comprendre la Belgique et notre société.
Sept thèmes sont abordés dans les salles : démocratie, prospérité, solidarité, pluralisme, migrations, langues et Europe.
Chaque thème est d’abord présenté d’un point de vue actuel, puis développé et expliqué à travers l’histoire de la Belgique.
Dans la nouvelle exposition du BELvue, l’histoire n’est pas un but en soi, mais bel et bien un moyen pour expliquer et donner les clés de compréhension et d’interprétation de notre société et de l’Europe.

Une galerie de plus de 200 objets vient compléter cette vue d’ensemble de la Belgique d’hier et d’aujourd’hui.
Présentées de façon chronologique du XIXe siècle à nos jours, ces pièces incarnent la « mémoire matérielle » de la Belgique.
Les élèves y trouvent des objets du quotidien, des œuvres d’art et de design, des marques bien connues, des découvertes scientifiques, des références aux grands exploits sportifs ou encore des objets rappelant la richesse de la culture populaire belge comme une lithographie de Magritte, des vases en cristal du Val Saint-Lambert, une motocyclette, ou encore un ballon signé par les Diables Rouges.

Avant de partir à Bruxelles, les collégiens ont réalisé une étude des expressions modernes de la culture belge dans différents domaines.
Ils ont notamment relevé les beffrois, la dentelle flamande, l’art baroque et l’art gothique, l’art nouveau, la bière, le chocolat, les pralines et les speculoos, la BD, les brocantes et les écoles de stylisme, la culture et les arts.

Frites, bières, chocolats… La Belgique, c’est plus que ça, non ?
Démocratie, prospérité, solidarité, pluralisme, migrations, langues, Europe : ce sont les thèmes que le musée BELvue nouspropose pour découvrir la Belgique.

Nous avions aussi envisagé au départ du projet une visite de l’INSAS avec Patrick Leboutte et un débat sur l’art et les droits de l’homme à partir des travaux réalisés par les élèves (notamment sur le mur de Berlin) d’œuvres présentées à l’INSAS "Quand l’art nous parle des droits de l’homme".

L’INSAS est l’ Ecole supérieure des arts de la communauté française en Belgique.

Spécialiste du film documentaire, Patrick Leboutte est essayiste et "critique itinérant de cinéma", né à BerchemSainte-Agathe en 1960. Il enseigne l’Histoire du cinéma à l’INSAS (Bruxelles) et dirige la collection Le geste cinématographique aux Éditions Montparnasse. Il conçoit ou programme régulièrement des manifestations cinématographiques. De 1986 à 1996, il fut directeur littéraire aux éditions Yellow Now où il dirigea notamment les collections long métrage. Il participe aussi tous les étés au festival du film de Sainte-Livrade avec quelques étudiants.
Patrick Leboutte a trouvé l’idée de projet intéressante mais il n’était pas disponible à cette date car il animait un festival de cinéma en Normandie.
Il a cependant invité les élèves à présenter le projet Outside au prochain festival Cap aux bords qu’il organise cet été à Sainte-Livrade !

Patrick Leboutte
Showcase
INSAS

Culture, démocratie, droits et libertés : l’Europe dans tous ses états

L’idée de départ, dans le cadre du projet Outside, était d’enseigner la géographie et Bruxelles différemment, d’ouvrir l’enseignement plus concrètement sur la Belgique pour parler d’Europe et de culture, de démocratie, de droits et de libertés.
Les thèmes ont donc été associés au choix dans la logique du projet et la découverte de Bruxelles et de ses institutions.

La deuxième partie de la visite du musée BelVue est donc plus thématique : elle est associée aux médias et à la démocratie sur un thème de société, en lien avec les études réalisées dans le projet Outside, sur la démocratie et la liberté d’expression notamment.
Durant l’activité, les élèves élaborent un questionnaire et mènent une interview filmée à la manière de journalistes. Les élèves découvrent ainsi le rôle des représentants du peuple et les principes de la démocratie représentative.
Les thèmes des libertés et des droits, des discriminations et des inégalités permettent de poser un fil conducteur au projet éducatif dans le cadre de l’éducation aux droits humains en les inscrivant dans l’actualité à l’échelle européenne et internationale.

Le droit à la démocratie

Le droit à la démocratie a déjà été développé dans les deux premiers atlas Places libres (2018) et So rights (2019).

La Déclaration universelle des droits de l’homme vise la résistance à la tyrannie et l’oppression auquel l’homme est contraint en cas de non garantie du respect de ses droits fondamentaux mais elle ne consacre pas expressément dans le Préambule de « droit » de résistance à l’oppression.
Celui apparaît cependant dans la DDHC de 1789 et dans la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis.
Le préambule n’envisage la résistance à l’oppression que comme dernier recours, ce qui diffère largement de la version proposée originellement par René Cassin.
Le régime de droit qui protège les droits de l’homme fait figure de véritable rempart pour empêcher la révolte contre la tyrannie et l’oppression, qui s’impose alors comme quelque chose d’irrésistible, d’inéluctable, une fois les droits de l’homme bafoués.
L’association du Préambule et de l’art. 21(3) de la Déclaration pose que la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics et permet d’inférer l’existence d’un droit de résistance à l’oppression qui est rattaché à l’existence d’un droit à la démocratie.

Un clip sur le droit à la démocratie a été travaillé et monté en 2019 dans le cadre du projet So Rights à l’ONU de Genève sur la musique de Joe Cocker « N’oubliez jamais » avec les extraits de la DUDH de 1948 par deux élèves de 3ème.

Pause déjeuner-panier repas en ville

Les élèves prennent le bus pour rejoindre l’Atomium situé à 7 kilomètres du centre-ville de Bruxelles.

Bruxelles, capitale de l’Europe

Des symboles identitaires

L’Atomium et le parc mini-Europe

L’Atomium est le monument emblématique de Bruxelles, en Belgique, construit à l’occasion de l’Exposition universelle de 1958 et représentant la maille conventionnelle du cristal de fer (structure cubique centrée) agrandie 165 milliards de fois. Il est situé à Laeken sur le plateau du Heysel où eut lieu cette exposition.
Cette construction de 102,70 mètres de hauteur concrétise l’atome de fer et témoigne des préoccupations scientifiques du monde contemporain.

Le parc Mini-Europe, inauguré en 1989, présente plus de 350 maquettes réalisées à l’échelle 1/25 qui symbolisent 80 villes européennes de l’Union Européenne.
L’endroit est très visité.
Près de 300 000 visiteurs parcourent chaque année le parc, émerveillés par ces miniatures ; à titre d’exemples : une Tour Eiffel de trois mètres de haut ou encore un imposant Big Ben de quatre mètres.
Le parc Mini-Europe est rempli de jardins, les élèves y découvrent également de nombreux éléments mobiles tels que des moulins, des camions, des trains, des bateaux et même le Volcan du Vésuve en pleine éruption !
Mini Europe est situé à Bruparck au pied de l’Atomium de Bruxelles : c’est le seul parc où l’on peut découvrir en quelques heures les plus beaux monuments du Vieux Continent.

Les fleurons de l’architecture européenne y sont reproduits dans les moindres détails sous forme de maquettes à l’échelle 1/25e :

- la Tour Eiffel
- Big Ben et son carillon
- la Grand-Place de Bruxelles
- l’Acropole d’Athènes
- les gondoles de Venise
- la tour de Pise aussi penchée que l’original !

Au total, plus de 350 bâtiments et animations miniatures sont proposés et 80 villes européennes sont représentées. Le tout est implanté dans un écrin de jardins miniatures d’une surface de 2,5 ha (avec des arbres nains, des bonsaï et des couvre-sol). Le cadre du parc de loisirs européen est vraiment très agréable !

Les collégiens réalisent un parcours créatif à partir d’un questionnaire sur les villes, le patrimoine et la culture européens.

Avant de repartir, ils s’arrêtent devant la plaque commémorative aux victimes du 29 mai 1985.
Le drame du Heysel,
survenu ce jour-là au Stade du Heysel de Bruxelles est l’une des tragédies les plus marquantes liées à une manifestation sportive, et due au hooliganisme.
Il eut lieu à l’occasion de la finale de Coupe d’Europe des clubs champions 1984-1985 entre Liverpool et la Juventus de Turin. Des grilles de séparation et un muret s’effondrèrent sous la pression et le poids de supporters, faisant 39 morts et plus de 400 blessés.

En cette fin d’après-midi les collégiens complètent leurs achats souvenirs en ville.
Ils ont bien profité de la journée.
La dernière soirée à l’auberge est consacrée aux anniversaires de la semaine et à une promenade nocturne autour de la Grand-Place.

Bruxelles en partage

Voyageur-internaute
Les références musicales du jour

Un concentré de belgitude

Clouseau
Clouseau-close encounters

Stromae
Stromae-bienvenue chez moi

Damso
Damso-Bruxelles Vie

Selah Sue
Selah Sue-this world

A écouter aussi

Hooverphonics, K’s Choice et Arno, Roméo Elvis, Sharko, Netsky, Lost Frequencies et Angèle.

Le droit à la démocratie

Joe Cocker
Joe Cocker-n’oubliez jamais

L’Europe à Bruxelles

Clip Diversidad-prix Hippocrène 2016
Projet Moov’Europe

12 artistes réunis à Bruxelles et un album européen unique en 14 langues !
Diversitad-the Experience

Le prochain jour

Présentation du projet Outside sur les défenseurs des droits de l’homme à la section belge d’Amnesty International et rencontre avec des collégiens belges.

Des collèges d’humanités


Commentaires