Les 4èmes en terre basque


C’est par une journée très ensoleillée (26°C) que les 76 élèves des classes de 4ème partent sur la Côte Basque, mardi 6 avril.
- Après un arrêt petit-déjeuner à Saint-Justin, ils rejoignent Biarritz en milieu de matinée pour visiter le musée de la mer.Ils plongent dans le Golfe de Gascogne et découvrent les ressources de la biodiversité marine, le bassin des phoques et sa vue subaquatique, la grotte des squales, la galerie des cétacés et le pavillon ornithologique, l’ethnographie maritime et les techniques de pêche utilisées par les marins locaux.
- De la terrasse ils admirent ensemble le panorama, de la côte landaise au cap Machichaco.
- Encadrés par Yohan et Denis, membres du centre PEP 64 de Socoa, les élèves suivent une visite vivante et originale des milieux sous-marins, dans un cadre d’exception, face à l’Espagne et au rocher de la Vierge, entouré d’écueils, qu’ils escaladent après avoir déjeuné dans les jardins du parc de l’Atalaye,à l’emplacement de l’ancienne tourelle qui donnait autrefois l’alerte aux pêcheurs de baleines.
- Ils profitent ensuite d’une petite balade dans le centre de Biarritz, en passant par la plage du Port-Vieux et ses bars à tapas, la place Sainte-Eugénie, le Casino Bellevue, la Grande Plage des surfeurs et le port des pêcheurs, guidés par leurs professeurs.
- Ils quittent Biarritz en suivant la promenade au-dessus de la Plage des Basques, au pied d’une falaise protégée contre les éboulements, et rejoignent Hendaye par la route de Bidart et Guéthary ,avec des vues splendides sur l’océan et les plages de Marbella et Milady.
- L’après-midi est consacrée à la visite du domaine d’Abbadia, propriété du Conservatoire du littoral et à son magnifique promontoire qui domine la grande corniche, battue par les marées et les vents, et qui recule très rapidement.De cet endroit préservé, on peut observer toutes les formes de dégradation de la falaise et l’évolution des criques, au pied des éboulements.
- Les élèves marchent pendant 2 heures 1/2 sur le sentier du bord des falaises, au milieu des landes et des prairies, pour terminer les pieds dans l’eau sur la plage nord d’Hendaye, la plus longue de la Côte Basque avec 3,5 kilomètres, face à l’Espagne et Fontarrabie.
A cet endroit et au bout de la pointe Sainte-Anne, les falaises plongent en oblique leurs roches feuilletées vigoureusement attaquées par les flots : les deux rochers "jumeaux" marquent l’ancienne avancée de la plate-forme rocheuse........et la vue sur la baie est magnifique....
- Les 3 groupes se rendent en bus au centre d’hébergement de Socoa, situé à proximité du bassin portuaire et du chantier naval Ortiz, après avoir traversé les nouveaux quartiers de l’Atayala.Ils profitent de leur temps libre avant le repas au centre pour se rendre au fronton local et aller regarder jouer les joueurs de pala.
- La maison du littoral basque est située en face de l’entrée de la baie, autrefois protégée par le fort de Socoa, construit sous Henri IV et remanié par Vauban.

- La soirée se poursuit jusqu’à 23h30 à Saint-Jean-de-Luz, sur les plages éclairées de la baie où les élèves jouent au beach rugby, se promènent le long du front de mer et flânent dans les rues piétonnes de la ville. Ils peuvent voir fonctionner les phares et le sémaphore, et assistent à la sortie en mer d’un chalutier à pleine vitesse.Accompagnés de leurs professeurs, ils traversent la ville et la Nivelle, et rejoignent à pied le quartier de Socoa après une belle promenade nocturne, en suivant les lumières de la côte..
- Le lendemain, temps gris et pluvieux : après un bon petit déjeuner, les animateurs ont prévu une animation en salle de classe sur les techniques des pêches atlantiques, avec une visite guidée à la halle de la criée de Saint-Jean-de-Luz en fin de matinée, au bord de la Nivelle.L’occasion pour les élèves de découvrir la vie des pêcheurs à terre et les métiers liés à l’activité (mareyeurs, fileyeurs, frigoristes, poissonniers et restaurateurs, douaniers aux Affaires maritimes....),et que le Golfe de Gascogne est source de richesses naturelles pour les Basques.
- En effet, il fait encore vivre plus de 600 pêcheurs et 150 bateaux parcourent les côtes landaises et le Golfe pour cibler des espèces très diverses :lottes, encornets, sardines, thons, anchois....
- Les élèves vont à à la rencontre des mareyeuses de Ciboure ,qui leur présentent quelques étals de merlus, merluchons, rougets et grondins, provenant des navires de leurs maris, marins pêcheurs.
Elles confirment que le métier est passionnant mais très exigeant et que l’activité est difficile à cause de la concurrence des autres pays européens et des limites de production imposées par l’UE pour protéger les ressources en poissons.
- Les animateurs terminent leur visite sur la cale en précisant les caractéristiques de l’espace portuaire (môle, port, avant-port) : ils précisent que les digues facilitent l’entrée aux ports basques en réduisant la barre, tout en limitant l’ensablement pour ne pas encombrer le chenal de navigation ;ils montrent à quai deux bateaux aux élèves, un chalutier pélagique et un lignier polyvalent.
- Ils font remarquer aux élèves que la stabilisation de la ligne de rivage est difficile en raison des grandes marées et de la configuration découpée de la côte, et qu’elle s’accompagne du constat que le niveau moyen de la plage sous-marine s’abaisse, ce qui indique une fragilité et une vulnérabilité accrues.Les collégiens avaient déja pu le constater sur la plage d’Hendaye (de nombreux écueuils et de gros éboulements jalonnent la corniche rose et grise) et dans la rade de Saint-Jean-de-Luz (où les opérations d’aménagement et la consolidation des digues permettent de limiter l’ensablement).
- Les élèves et les professeurs remercient ensuite Denis et Yohan avant de prendre la direction du lycée Chantaco pour le repas de midi, et profitent d’une heure de quartier libre accordée par les professeurs, pour effectuer leurs achats-souvenirs dans les quartiers commerçants de Saint-Jean-de-Luz.Ils posent leurs sacs en face de l’église Saint-Jean-Baptiste, la plus grande et la plus célèbre des églises basques : en effet, c’est dans cette église que Louis XIV s’est marié avec l’Infante d’Espagne le 9 juin 1660, soit 3 jours après le Traité des Pyrénées.La porte d’entrée a été murée après la cérémonie et conservée en l’état.

- Les conditions de temps trop variables à cette saison ne permettent pas ensuite ensuite de maintenir la descente à pied par le GR depuis le sommet de la Rhune (déconseillée et trop glissante le long des abrupts rocheux), que les élèves atteignent en milieu d’après-midi, dans le froid et la brume,avec le petit train à crémaillère.
- Sur le trajet de 35 minutes, ils photographient les pottoks dans les entailles de la route, les pâturages de la montagne (larrun signifie"bons pâturages"), les landes et les fougères, et regardent planer quelques aigles dans les nuages.
- Profitant d’un arrêt d’une heure au sommet-frontière, ils complètent leurs achats dans les boutiques "espagnoles", boivent des chocolats chauds et reprennent quelques forces.
- Le temps plus dégagé sur le chemin du retour permet de distinguer le panorama sur l’océan ,la forêt des Landes et les Pyrénées basques.
- La route sinueuse et la descente sur Saint-Jean-de-Luz offrent pour terminer des vues lointaines sur la Rhune,les montagnes du Labourd, bien détachées mais de faible altitude et l’océan, par la traversée de villages de caractère et de collines très "vertes, parsemées de jonquilles et de moutons.
- Les élèves rentrent à Castillonnès à 22 heures après une dernière halte goûter à Mont-de-Marsan.......et deux journées bien remplies !


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