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De Prague à Vilnius, de Paris à Strasbourg, de Genève à Cracovie, de Castillonnès à Nitra, de Verdun à Auschwitz-Birkenau
17 ans de parcours européen sur la guerre, la paix, la liberté, l’Etat de droit, la démocratie, l’humanité, la dignité humaine et les enjeux liés à l’Ukraine.
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Article la Dépêche du 26 mars 2026 (document PDF en annexe)
15 ans d’un projet sur l’Europe de la paix pour les collégiens de Castillonnès
Des étapes importantes dans notre parcours
Le projet européen a proposé un travail d’histoire et de mémoire ainsi que des correspondances, des expériences et des rencontres uniques entre 2009 et 2026 avec nos partenaires polonais, lituaniens et slovaques de Lebork, Vilnius et Nitra.
Il a mobilisé plus de 600 élèves.
Mention spéciale aux 5 études communes réalisées sur l’identité et la conscience européennes, la paix, la guerre et l’Ukraine, la défense et la sécurité récompensées par 13 prix éducatifs à Strasbourg, Vilnius, Kaunas, Paris, Rennes, Bayeux, Verdun, Genève, Bordeaux, Agen et Castillonnès de 2009 à 2025.
Elles donnent aujourd’hui la mesure du travail, de la détermination de notre engagement et de la fiabilité de nos nombreux partenaires qui ont suivi et accompagné le projet et avec lesquels nous avons partagé et défendu les valeurs d’indépendance, de liberté, de solidarité et les droits humains.
Dans un esprit positif et constructif pour développer l’idée européenne chez les jeunes dans tous les domaines qui permettent le dialogue et le partage au service d’une citoyenneté partagée, en particulier la culture et l’éducation, tous les projets ont donné lieu à des voyages d’études (Vilnius-Genève et Cracovie-Auschwitz Birkenau) et conduit à de solides contenus pédagogiques et créatifs.
Le rapprochement s’est appuyé sur les complémentarités de nos travaux.
Ils ont permis de mobiliser un patrimoine mémoriel d’envergure (Berlin, Varsovie, Auschwitz, Cracovie, Vilnius, Verdun, sites du débarquement allié de Normandie....), de faire vivre la mémoire combattante et de créer des ressources communes.
Slovaquie et France réunies pour commémorer le 11 novembre
Mais aussi de clarifier au fil du parcours, avec une base de réflexion informée, les faits et les vérités historiques, les définitions et les concepts (totalitarisme, antisémitisme, génocide, zones de massacre, lieux de mort, meurtre de masse...) et de relever le défi d’examiner avec mesure la situation actuelle en Ukraine et ses hautes tensions.
Le projet a renforcé le lien entre Europe, mémoire, éducation, culture et création artistique avec de nouvelles formes de transmission (guerre et paix, liberté et démocratie, identité européenne, mémoire des conflits contemporains et valeurs de la République.)
SOON FOR PEACE : la lumière de la paix
SOON FOR PEACE
Ils portent aussi la dérive fatale de la guerre en Ukraine et les espoirs engloutis de l’Europe avec des textes imprégnés d’une immense mélancolie (recueil ONE NOTE FOR).
Tous écrits de la même façon.
Manifestes et engagés.
Comme les cloches de la paix des élèves qui les accompagnent, ils résonnent haut et fort avec les débats actuels.
Des liens autour du projet
Soft skill
Au fil des années, en raison de son image très positive mais aussi de ses amitiés de travail, le projet a rassemblé des élus, des associations, des instituts culturels étrangers, des artistes, des professeurs, des élus européens, des écrivains, des étudiants, des jurys de concours, des collèges et des lycées lauréats, des journalistes et des médias.
Il a permis de travailler avec l’équipe académique à Paris, à Cracovie et à Auschwitz, la Fondation Hippocrène, l’ONU de Genève, l’UNESCO, la SRAREIC académique de Bordeaux, le Mémorial de la Shoah, l’Association européenne de l’éducation-AEDE France, l’AMOPA France et 47, le CIED d’Agen, la MEBA de Bordeaux, le CIDAN-EURODEFENSE de Versailles, les instituts français de Vilnius et Bratislava, les associations ukrainiennes de Bordeaux et de Paris, les ambassades, les consulats des pays européens partenaires, les comités du Souvenir français, de l’ONACVG et la mairie de Castillonnès.
Ces soutiens ont permis d’ancrer et de développer toutes les études dans une dimension citoyenne, historique, mémorielle, artistique, européenne et humaniste avec une approche constructive, curieuse et positive.
Dans la mise en oeuvre et le montage du projet européen, les divers cofinancements ont aussi permis d’assurer sa pérennité.
Son empreinte aujourd’hui, c’est aussi celle de la géographie, de la culture, des arts, de la solidarité, de la francophonie, de l’éducation et de la jeunesse.
Ils sont un espace de résistance, d’affirmation et de dialogue.
Ce sont nos collégiens et nos lycéens qui font vivre l’Europe d’aujourd’hui à travers leur projet et construiront celle de demain.
Leur projet préservera leurs souvenirs.
Des valeurs universelles au bout du crayon
L’artiste bordelais JOFO soutient le projet européen des collégiens sur l’Europe de la paix et l’Ukraine.
A son service, il a choisi et signé un de ses dessins pour illustrer le texte "la paix, les armes" (recueil ONE NOTE FOR) après un voyage en Ukraine en novembre 2025.
A travers ses couleurs primaires, ses formes enfantines et les immenses yeux ronds de Toto, il montre la PAIX comme une ARME pour défendre les libertés, le droit à la vie et à la sécurité.
Rien ne doit empêcher aujourd’hui la colombe de prendre son envol.
Ce dessin de JOFO est une forme de résistance à la guerre : il est devenu pour notre projet LE symbole du combat et de la lutte pour la liberté.
Il résume le cheminement du projet depuis 2022 et partage les idéaux de liberté et de solidarité.
Il a beaucoup touché les élèves français, slovaques et lituaniens dans leurs émotions et les a fait réagir.
ENSEMBLE pour l’Europe, la paix, le bonheur et les droits humains !
JOFO donne une identité au cri de paix des collégiens de Castillonnès
Un dessin, une lutte, un COMBAT pour la solidité de nos Etats et de nos sociétés avec des convictions constantes sur le droit, la volonté politique, les valeurs et les principes démocratiques de l’UE.
Le dernier volet du projet OUTSIDE réalisé sur les femmes européennes "euroPAIXennes" n’est pas non plus un sujet secondaire de la diplomatie.
En parler et les défendre, c’est reconnaître qu’elles peuvent faire évoluer et transformer les dynamiques des processus de paix.
"Ce sont elles qui portent avec leurs enfants la résilience, l’engagement, la cohésion et la reconstruction.
Leur combat intérieur sans merci entre la peur et la force pour rester digne."
Véronique Olmi
Le courage des innocents
Roman-Albin Michel-2024
Sélection Prix Interallié
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Une identité de valeurs
Le projet européen sera clôturé en juin.
Il a rassemblé plus de 15 évènements depuis 2009.
Après 17 ans de travaux communs, c’est une décision cruciale.
Avec ses propres implications et ses enseignements, la 5ème phase est aussi celle qui marque la fin de son cycle de vie.
L’assemblage des 3 volets réalisés sur l’identité, la conscience, l’appartenance géographique, la culture, la francophonie, la diversité linguistique, l’histoire des guerres et la mémoire plurielle, l’environnement stratégique commun, les valeurs démocratiques, les droits de l’homme, la paix et l’Ukraine permet de prendre vraiment conscience aujourd’hui de la réalité de l’Europe.
En toute liberté et à contre-courant de bien des clichés, avec une certaine forme d’optimisme (= la fameuse espérance hugolienne !), notre projet a toujours gardé et défendu une position forte et commune pour la promotion de la liberté, de la sécurité et la fraternité avec une belle diversité d’approches et de points de vue.
Il est aussi une réflexion théorique de l’idée et de la pensée (politique) européenne avec un sens conjoint des valeurs humanistes.
Par-delà le temps, il a aujourd’hui atteint tous ses objectifs (recherche, pratique pédagogique, partenariat, échanges de mobilité, créativité culturelle, retours d’expériences, esprit de projet et engagement...).
La limite d’un projet n’est-elle pas également la condition de possibilité de son propre dépassement ??
La paix et la liberté n’ont pas de frontières.
L’Europe donne envie d’y croire encore.
Elles sont aujourd’hui plus que jamais nécessaires.
Comment termine t-on une guerre ?
Comment termine t-on un projet sur la paix ?
Que penser de l’Europe aujourd’hui ?
Quelles aspirations et quelles espérances peut-elle porter à l’avenir ?
Après le conflit en Ukraine ?
Il y a encore beaucoup de questions sur le principe du droit à la liberté, la souveraineté des Etats et la dignité humaine.
Le droit international n’est-il pas un outil pour défendre les droits humains ?
Intégralité du projet sur l’Europe de la paix et l’Ukraine
OUTSIDE 2026
Honorer la mémoire des Ukrainiens et des Ukrainiennes victimes de la guerre est simple : faire en sorte que leurs enfants soient maintenant protégés.
УКРАЇНА, коли повернеться мир ?
Ukraine, la paix c’est pour quand ?
OUTSIDE, un travail d’histoire
Une étude spécifique est en cours de réalisation sur la question ukrainienne à travers les éléments des programmes de 3ème d’histoire-géographie sous la forme d’études de cas et de synthèses.
Elles ont été été conçues comme un livret pédagogique de sketchnotes illustrés et commentés.
Dans les programmes ukrainien, lituanien et slovaque, la question de l’Europe n’est abordée que sous l’angle de l’étude des civilisations européennes en histoire.
Aucune mention ne fait référence à un territoire d’appartenance et à la construction de l’espace européen dans les programmes de géographie.
En géographie-EMC, les élèves ont traité des sujets liés aux politiques de l’UE à travers les mécanismes institutionnels et juridiques qui définissent les conditions d’intégration (Ukraine) et la citoyenneté européenne.
Etude spécifique dans le cadre du projet OUTSIDE
Comment parler de la guerre en Ukraine ?
La question ukrainienne au programme de 3ème (1917-2026)
Des révolutions russes à la demande d’adhésion à l’UE
Les thèmes du livret
Une superposition de plans et de matières travaillées
20 sketchnotes
Guerre et guerre
*Les révolutions russes et l’indépendance de l’Ukraine (23 juin 1917)
*L’Ukraine, une création de Lénine
*Ukraine et URSS du temps de Staline
*Holodomor-la terreur dans l’URSS de Staline (1933-1934) : le génocide caché des Ukrainiens (reconnu en 2002 au Parlement européen de Strasbourg et en 2006 en Ukraine. Beaucoup d’Ukrainiens et d’Ukrainiennes sont les petits-enfants et descendants des survivants de l’Holodomor)
*La Shoah par balles en Ukraine
*Massacres de Babi Yar (33771 Juifs de Kiev massacrés dans un ravin par les nazis en septembre 1941 lors de l’opération Barbarossa) et de Berditchev
*2 grands totalitarismes en Ukraine (stalinisme et nazisme)
*L’Ukraine, à la croisée de l’Europe et de la Russie
*Budapest 1956, Prague 1968, Kyiv 2004
*L’indépendance de l’Ukraine, la CEI et la Russie (1991)
*L’Ukraine et les frontières de l’Europe (Ukraine = marche, frontière)
*Faire la guerre, faire la paix (1917-2026)
*Révolution orange (2004) et Euromaïdan (2014)
*La crise ouverte et la question de la Crimée et du Donbass (2014)
*Défense et tensions en Ukraine (1991-2026)
*L’idée d’Ukraine, l’idée de Russie et l’idée d’Europe en 2026
*L’Europe, l’Ukraine et la France
*Guerre en Ukraine : que fait l’Europe ?
*Les femmes ukrainiennes dans la guerre (projet EuroPAIXennes)
*Les crimes et massacres de guerre : Nankin, Oradour sur Glane, Katyn, Boutcha
*Les visions d’Hitler (Grande Allemagne) et de Poutine (Grande Russie, Russie blanche-Biélorussie et Petite Russie-Ukraine) / l’usage de la force pour rétablir les empires
*La lutte antitotalitaire
*La justice, 3ème arme de l’Ukraine
*La guerre en Ukraine et le respect du droit international
*La guerre a t-elle le droit ?
*Quelle défense, quelle sécurité pour l’Europe ?
*Pourquoi n’y a t-il de véritable mouvement européen contre la guerre en Ukraine ?
La même litanie des massacres, des attaques de drones, des atrocités qui se répètent.
Nos textes, nos cloches sont nos oeuvres crient toujours au milieu des bombes.
Les yeux de Toto sont les nôtres.
Derrière la subjectivité que permet le dessin et dans sa cohérence esthétique, notre travail continue aujourd’hui et participe de sa puissance solidaire.
(concours EURODEFENSE-CIDAN Versailles-2025)
Eurobaromètre de la paix
Pour son authenticité et son affinité avec le sujet, le travail mis en place avec l’étudiante en droit européen de l’ASSAS Doliana LAHUTA et les membres des associations ukrainiennes permettent aux élèves de mieux comprendre le sentiment national, la culture ukrainienne, l’attachement civilisationnel de l’Ukraine à l’Europe, la crise de l’Etat de droit et la justice dans l’UE, mais aussi et surtout l’incompréhension devant l’horreur de la guerre.
C’est l’histoire de l’Europe qui a inventé la nation.
Celle de l’Ukraine est en construction.
20% des Russes ont aussi des racines ukrainiennes et les Russes d’Ukraine représentent 30% de la population de l’Etat.
Ce qui ne justifie pas non plus que la nation ukrainienne soit rattachée de force au monde russe.
Entre ces deux pôles, il existe une tension permanente.
Depuis 2014, la ligne a été franchie...
La paix pour l’Ukraine de Doliana
Un cours de droit européen sur la guerre
La question ukrainienne
L’Ukraine dans les programmes d’histoire-géographie
"La guerre est la première blessure faite à l’humanité"
Essai
Jean-Baptiste Brenet-le Dehors dedans-Editions Macula-480 pages-2024
Quand l’utopie prend un coup de jeune
Continuons à imaginer de nouvelles façons d’envisager l’Europe : elle porte aujourd’hui une réflexion plus longue, qui se construit encore dans son idéal collectif.
Dans sa quête d’identité, elle a valeur de découverte, de partage et de fraternité pour nos jeunes.
La paix reste toujours valable mais elle est toujours extrêmement fragile.
Partout elle joue la même condition humaine, ici comme en Ukraine.
La paix appartient à l’humanité toute entière.
Elle commence sur les bancs du collège.
Il impose au sujet à la fois un bien commun, une volonté générale et une participation civique.
Slava Ukraini.
La guerre sans fin....depuis plus de 13 ans...
De quoi s’y perdre aussi.
L’unique perspective de bonheur serait que JOFO dessine maintenant un joli présent.
Le regard de TOTO vers quelque chose d’autre. Un émouvant clin d’oeil.
Un rempart contre la barbarie.
Ceux qui défendent leur partie, leur liberté et la démocratie ne doivent pas le payer de leur vie.
Finaliste de 2 concours européens, le projet OUTSIDE a été félicité par la Fondation Hippocrène le 29 mars.
L’intégrale du projet sera présentée au Parlement européen des jeunes de Strasbourg fin mai dans une version actualisée (intégrée et adaptée avec quelques synthèses en lituanien et en slovaque).
Elle permettra d’expliciter la démarche et de présenter les résultats des travaux, des activités des élèves et des professeurs ainsi que les relations avec les parties prenantes qui ont favorisé son développement et sa réussite.
OUTSIDE sera également présenté à Bordeaux le 11 mai, au centre culturel ukrainien de Paris (16ème) le 14 mai et à Bruxelles fin juillet.
OUTSIDE (dehors la guerre-292 pages-juin 2026)
OUTSIDE
Bruno PHILIPPE
31 mars 2026
"Il n’a jamais fait lever une armée. Il n’a jamais présidé à une victoire ni couvert de cercueil héroïque. Et pourtant, ce drapeau bleu à 12 étoiles a façonné la paix bien plus sûrement que les traités. A 70 ans, il prouve aujourd’hui qu’un symbole discret peut devenir une force collective et affective sur nos cloches."
Cassily
« Le projet qui s’est accompli est bien réel. Il s’inscrit, d’une façon ou d’une autre aujourd’hui dans ses
textes et dans ses souvenirs. Il est souvent la fin et le couronnement d’une merveilleuse
aventure ! ».
LES VOYAGES D’OSCAR MILOSz
Genovaitė Dručkutė
Maître de conférences du Département de philologie française à l’Université de
Vilnius
ISSN 0258-0802. LITERaTūRa2011 53 (4)
« Un projet se fonde sur le partage de constats et d’objectifs.
L’idée de départ était d’enseigner l’histoire et la géographie et le français différemment, d’ouvrir
l’enseignement plus concrètement sur la Lituanie, la France et l’Europe.
Le plaisir de se lancer un défi aussi.
Forcément compliqué car il n’est jamais facile d’élaborer un projet à distance.
La perspective de travailler autour de thèmes communs (la ville, la culture et le patrimoine, l’histoire et la mémoire des conflits contemporains, les pensées et les valeurs européennes, la francophonie...), d’aboutir à des productions concrètes (6 projets en 17 ans et 13 prix éducatifs) et de pouvoir véritablement
mettre en place un échange de mobilités ont été très motivantes et très enrichissantes.
Nous avons travaillé et échangé de manière différente, appris beaucoup de choses.
Les parcours géographiques et culturels réalisés lors des sorties et voyages à Bordeaux, Vilnius, Cracovie, Paris, Verdun, Bayeux, Genève... ont été très instructifs et bien réalisés par les élèves.
Ceux-ci ont toujours été associés au choix dans la logique du projet même si nous avons été
sollicités pour apporter notre contribution à la rédaction finale des rapports de
présentation ainsi qu’à la diffusion et la mise en valeur des productions (site Internet,
courriels, kit-projets, clips, diaporamas, livrets pédagogiques, concours nationaux et européens).
Il était très important de rendre visible le travail collectif et de montrer que les actions
réalisées concrétisaient les objectifs de nos établissements dans leur volonté de
s’ouvrir à l’Europe.
Le label européen des langues obtenu en 2014 à Vilnius pour le projet Vilko et le prix
Hippocrène de l’éducation à l’Europe reçu au Parlement de Strasbourg en 2016 pour le
projet Moov’Europe ont valorisé et dynamisé le travail des élèves dès le départ.
Nous avons pu aussi nous engager dans un travail plus ambitieux.
La partie rédaction du projet a été très lourde (700 pages en 17 ans + 140 articles sur le site Internet du collège et 79 articles de presse).
Le projet ne s’est jamais essoufflé, ce qui est toujours le risque sur la durée.
Il a parfois fallu s’adapter et développer de nouveaux partenariats.
Les contacts avec le service des relations européennes et internationales du rectorat de
Bordeaux (SRAREIC), les ambassades et les consulats, l’AEDE, le CIDEM, la fondation
Hippocrène et les maisons de l’Europe de Bordeaux et d’Agen, les Instituts français de Vilnius et de Bratislava
ainsi que les autres partenaires de projet ont été déterminants dans l’amorçage et le
déroulé de nos travaux de conception et de réalisation.
Nous avons toujours trouvé de bons relais et de bons indicateurs.
Pour travailler et valoriser aussi la formation de nos jeunes citoyens, de leur éducation à un comportement autonome et responsable dans le cadre du projet européen (correspondance, rencontre de projet et partage de la vie d’une famille lituanienne à Vilnius et française à Castillonnès, immersion dans une autre culture,
apprentissage d’une nouvelle langue, questions sur leurs propres repères culturels....).
Les lycéens de la classe de Marija Zarembiene ont dans le cadre du le projet réalisé un
tableau européen franco-lituanien très réussi d’après l’oeuvre de Friedenrich
Hundertwasser "36 têtes" avec les photos des correspondants français en 2015 !
L’action éducative a ainsi été conçue pour qu’ils se montrent meilleurs en célébrant leurs
différences : une partie de l’échange a été dirigée vers l’éloge de cette différence dans
notre Europe contemporaine et dans celle de demain.
Pour favoriser une expression libre et spontanée et générer un véritable intérêt partagé, le
travail et les échanges se sont faits en français ( le collège de Castillonnès était
coordonnateur du projet). Les élèves ont préféré travailler la langue française. Ils ont
souvent échangé en anglais mais plus rarement en France. C’est une des conditions qui
explique la réussite du projet sur les 17 années.
Aux effets bénéfiques pour nos élèves, s’est ajouté pour nous enseignants, la satisfaction
d’avoir pu échanger et mutualiser nos idées, nos envies, nos motivations, nos pratiques,
nos méthodes pédagogiques, nos ressources et nos documents.
Le projet pédagogique et les séjours à Vilnius, à Castillonnès et à Bordeaux sont donc le
résultat d’un investissement et d’un engagement forts au service du projet et de
l’éducation citoyenne de nos élèves. Un vrai travail d’équipe. Les jeunes y ont pris leur part.
Un projet réussi est aussi un projet qui se termine.
Un enrichissement à la fois humain, linguistique et culturel !
Le dernier projet sur l’Europe de la paix et l’Ukraine est émouvant........les
voyages ont été merveilleux !
Nous avons vécu avec nos élèves une expérience dense, passionnante et inoubliable……."
Marija Zarembiene et Bruno Philippe-9 avril 2026




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